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Découvrez les artistes derrière notre logo perlé – Partie 1

Personne n’aime faire l’objet d’un stéréotype. Historiquement, les Autochtones du Canada ont dû supporter des images racistes qui ne représentent pas l’entièreté de leur spectre culturel en tant que nations uniques et variées.  

Il y a plusieurs années, en prévision du Mois de l’histoire autochtone, nous avons consulté nos associés autochtones et les membres des communautés autochtones à propos du matériel visuel que nous avions l’intention d’utiliser pour l’occasion. Les images choisies, quoique respectueuses, étaient plutôt traditionnelles, montrant notamment des danseurs de pow-wow.

Un aîné et membre du conseil d’administration de l’une des nations autochtones a déclaré : « Nous sommes plus que des plumes et des peaux. Ce n’est pas tout ce qui nous représente en tant que nation. »

Nous avons pris ce commentaire à cœur et avons cherché à écouter, à apprendre et à comprendre comment mieux représenter la culture autochtone et notre respect pour nos relations avec les Autochtones. Nous avons ainsi découvert que l’art du perlage est un aspect important et magnifique de la culture autochtone. Les différentes nations et tribus utilisent des couleurs et des motifs uniques dans leur pratique du perlage, mais elles ont toutes en commun cet artisanat traditionnel.

Découvrez les artistes derrière notre logo perlé

Sachant cela, nous avons contacté nos partenaires autochtones et obtenu des recommandations d’artistes du perlage autochtones de la part d’associés, de chefs et de membres du conseil d’administration de nations autochtones. Nous avons demandé à des artistes de plusieurs Premières Nations du Canada de réaliser leur propre version perlée du logo de Petro-Canada. Notre intention était d’en choisir un, de le numériser et de le partager afin de reconnaître l’histoire et les expériences des Autochtones et de célébrer nos relations.

Mais après avoir vu les diverses créations, nous avons voulu toutes les partager – ainsi que l’histoire de chaque artiste – avec les Canadiens. Nous vous présentons ici quatre des artistes, ainsi que leur logo perlé.

 

Didi Grandjambe

Didi Grandjambe, artiste crie du perlage et résidente de la Première Nation de Fort McKay

Lorsque Didi a créé sa version du logo de Petro-Canada, ça lui a pris deux essais, mais elle savait ce qu’elle voulait faire. « Quand j’ai imaginé le résultat, je l’ai vu tout de suite. Je voulais faire un contour différent à la feuille d’érable. J’ai dû m’y reprendre à deux fois. J’ai défait le premier, mais j’ai obtenu ce que je voulais en réessayant. Il m’a fallu environ trois semaines de travail pour le terminer. »

Didi est heureuse de participer à l’initiative du logo perlé de Petro-Canada et espère que d’autres entreprises suivront l’exemple avec des projets qui amorcent un processus de sensibilisation. « Solliciter les gens de la région qui font de l’artisanat traditionnel, c’est une bonne façon de s’ouvrir à notre culture. Les gens commencent alors à poser des questions et à vouloir en apprendre davantage. »

En savoir plus sur Didi, son expérience du perlage et le rôle que des compagnies comme Petro-Canada, une entreprise de Suncor, peuvent jouer dans le processus de vérité et de réconciliation. 

 

Rosita Hirtle

Rosita Hirtle, artiste dénée du perlage de la Première Nation de Fort McKay

Les créations de Rosita s’inspirent à la fois de sa culture traditionnelle et de la culture populaire. « Le perlage déné est une source d’inspiration. Nos différentes approches pour réaliser les fleurs. Nos différentes couleurs. » Rosita ajoute en riant : « Mais j’ai aussi fait une poignée de téléphone représentant Yoda. J’aime l’artisanat. Je perds la notion du temps. Si je suis préoccupée ou stressée, je m’assois et je crée avec mes perles. Un espace de ma table de cuisine est réservé au perlage. Personne ne prend la chaise de maman! »

Rosita considère le perlage, et les autres arts visuels, comme un moyen de contribuer à la guérison et à la réconciliation. « L’art attire l’attention, donne de la reconnaissance à une cause. L’art permet d’amorcer la conversation. C’est quelque chose de concret qui nous fait dire : “Vous avez vu ça?” L’art aide à mettre des choses en lumière. Nous devons parler de certains sujets (comme les FFADA ou Chaque enfant compte) pour qu’ils ne tombent pas dans l’oubli. La guérison commence par la conversation. »

En savoir plus sur Rosita, ses 40 ans d’expérience du perlage et l’importance de l’apprentissage dans sa spiritualité.  

 

Janice Johnstone

Janice Johnstone, artiste du perlage et membre de la Nation crie de Muskeg Lake

Bien que Janice pratique le perlage depuis plus de vingt ans, elle n’avait jamais réalisé un capteur de rêves comme celui-ci. « J’en fais des petits pour la voiture ornés de plumes. Et j’en ai déjà fait un grand décoré de franges. Mais jamais un aussi grand avec une pièce centrale. J’ai utilisé le plus grand cerceau que j’ai pu trouver. La toile y occupe la moitié de l’espace, et la pièce centrale, l’autre moitié. Mais les franges ont été la partie la plus difficile. »

Pour Janice, des initiatives comme le projet de logo perlé de Petro-Canada contribuent de façon importante au processus de vérité et de réconciliation. « Demander à des artistes autochtones de participer et partager les cultures autochtones, ça aide. Afficher un logo comme celui-ci, autant à des établissements à travers le Canada qu’en ligne, ça aide. C’est une forme de reconnaissance de ce que les Autochtones ont vécu. C’est une idée géniale et je suis honorée qu’on m’ait demandé de participer. »

En savoir plus sur Janice, ses autres projets de perlage et son lien avec les pensionnats.  

 

Shantel Nawash

Shantel Nawash, artiste du perlage d’origine anichinabée (ojibwée) et traditionnelle pied-noir (nation Siksika), membre de la Première nation Saugeen

Lorsqu’on a demandé à Shantel de réaliser un logo pour Petro-Canada, elle savait qu’elle voulait qu’il soit fonctionnel. Elle ne voulait pas que ce soit simplement accroché dans le hall d’entrée, elle voulait qu’on puisse le porter lors d’événements, qu’on puisse le voir. Elle a donc choisi de réaliser un médaillon. « Le perlage est complexe et prend beaucoup de temps. Quand on crée avec ses mains, il y a une notion d’authenticité. Il y a quelque chose de très sacré. C’est une partie de soi. »

En plus de perler, Shantel est employée à temps plein de Suncor depuis 11 ans. Elle occupe actuellement le poste d’administratrice-analyste, GCA. Elle est également responsable du cercle de la sensibilisation culturelle pour Horizons, le groupe d’inclusion des employés autochtones de Suncor. Lorsque Shantel a commencé à collaborer avec Suncor en vue de soutenir la culture autochtone, elle a été surprise de constater à quel point cette dernière était peu connue, de la simple bannique aux questions plus complexes comme l’histoire des pensionnats au Canada. « Ce n’est pas que ça n’intéresse pas les gens. C’est qu’ils ne savent pas. Et comment peut-on s’intéresser à quelque chose que l’on ne connaît pas? C’est pour cette raison que la visibilité est vraiment importante. Tout au long du mois (national de l’histoire autochtone), je porterai ma jupe à rubans et mon foulard de Kokum. Plus on a de visibilité, mieux c’est! »

En savoir plus sur Shantel, sa pratique du perlage et son point de vue sur les traumatismes intergénérationnels.  

 

Un grand merci à ces artistes d’avoir participé à ce projet et raconté leur histoire! Nous sommes heureux de les partager avec vous. Nous vous présenterons la prochaine série d’artistes plus tard cet été.


Célébrer les Canadiens 2SLGBTQ+ pendant la Fierté

« Un drapeau qui flotte au vent... cela célèbre notre communauté diversifiée. Le fait de l'intégrer dans le logo associe Petro-Canada à la communauté, manifestant sa solidarité et célébrant notre diversité. »

Lorsqu'on a demandé à Katie Wilhelm de rafraîchir le logo de la Fierté de Petro-Canada, elle s'est vu attribuer la tâche de représenter visuellement le soutien de Petro-Canada pour les Canadiens 2SLGBTQ+. Petro-Canada reconnaît que la communauté 2SLGBTQ+ fait partie de ce qui rend le Canada merveilleux, et nous voulons que ce logo reflète cette réalité.

La designer Katie Wilhelm et le logo Fierté de Petro-Canada

C'était une grande demande, mais Katie était prête à relever le défi. Katie, qui s'identifie en tant que personne pansexuelle et est membre de la communauté queer, a indiqué qu'en concevant le logo, elle a ressenti le poids de représenter toute la communauté. « Je voulais rendre fière la communauté, la rendre fière de ma fierté. Et je ne voulais pas stéréotyper la communauté. En tant qu'Autochtone, on me demande souvent de créer des concepts à thématique autochtone. Je suis donc consciente de la facilité avec laquelle on peut créer des concepts non authentiques. »

Dans le cadre de son processus, Katie a effectué des recherches sur les logos de la Fierté des autres entreprises et les réactions de la communauté, souhaitant éviter tout piège et toute accusation de marketing arc-en-ciel.

« Lorsque les entreprises utilisent les symboles queer pour vendre des produits – c'est à ce moment que le signal d'alarme éthique retentit. C'est comme s'ils disaient : “Venez maintenant (pendant le mois de la Fierté), mais pas en juillet.” Et bien que l'utilisation de symboles queer puisse démontrer du respect envers la communauté, nous devons nous demander : “S'agit-il d'une représentation appropriée de ma communauté?” Nous pouvons choisir de faire confiance aux marques qui offrent du soutien authentique, mais nous devons aussi les tenir responsables. »

Le drapeau qui flotte au vent intégré au logo de la Fierté Petro-Canada par Katie représente plusieurs des idées qu'elle souhaitait voir le concept communiquer. Il illustre la célébration d'une communauté diversifiée et la promotion de l'égalité des droits, et son mouvement symbolise les progrès que nous réalisons ensemble.

Le drapeau hissé représente également une invitation pour Katie. « Maintenant que nous avons été invités, que le drapeau a été hissé, c'est à nous de prendre place à la table des discussions. Petro-Canada est à l'écoute. J'ai pu le constater puisqu'ils m'ont écoutée (en concevant le logo). Et je continuerai de les tenir responsables. »

Katie croit aussi que les initiatives comme celles du logo de la Fierté de Petro-Canada sont des appels lancés aux alliés pour qu'ils s'impliquent davantage. « Si vous voyez quelque chose, intervenez. C'est ce que font les alliés. Si vous voyez de la haine, vous devez intervenir et dire quelque chose. En tant qu'alliés, vos voix ont été davantage entendues autour de la table. Gagnez la confiance de la communauté en intervenant. Et continuez à défendre les initiatives comme celle-ci, des initiatives qui ont une incidence positive sur la communauté. Ce sont peut-être des personnes blanches hétérosexuelles bien intentionnées qui ont lancé ces initiatives, mais en tant que personnes PANDC queer, nous devons les poursuivre. »

À Petro-Canada, nous savons que la communauté n'est pas seulement un espace physique où l'on habite; ce sont les personnes avec qui l'on interagit. Nous appuyons, soutenons et célébrons les membres de la communauté 2SLGBTQ+ de partout au Canada qui sont nos clients, nos voisins et qui travaillent à nos dépanneurs. Garder les Canadiens au cœur de tout ce que nous faisons et être là les uns pour les autres, quel que soit le parcours, c'est ce que signifie être fièrement d'ici. Joyeuse Fierté, Canada!

Katie Wilhelm est une conceptrice primée et consultante en marketing. Elle est membre de la Première Nation non cédée des Chippewas de Nawash à Neyaashiinigmiing avec un patrimoine de colons canadiens.


Reconnaître la crise nationale des personnes autochtones assassinées, disparues et exploitées qui sévit au Canada

Cet article porte sur des sujets qui pourraient entraîner des répercussions négatives sur les lecteurs. Nous reconnaissons la nécessité de prendre des mesures de sécurité afin de minimiser les risques associés aux sujets traumatisants. Pour obtenir un soutien émotionnel immédiat, composez le 1-844-413-6649. Cette ligne d'urgence nationale, gratuite et disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, offre un soutien à toute personne ayant besoin d'une aide émotionnelle liée aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées. Pour du soutien additionnel, consultez les ressources à votre disposition sur le site Web de Services aux Autochtones Canada.

Sur le blogue Parlons carburant, nous avons parlé du Parcours vers la réconciliation de Suncor, y compris du rôle joué par Petro-Canada en tant qu'entreprise de Suncor. Par l'entremise de ce processus d'apprentissage continu, nous voulons gagner la confiance et le soutien des peuples autochtones dans les collectivités où nous travaillons, mais aussi de nos partenaires et de nos employés.

la Journée nationale de la robe rouge - la Journée nationale de sensibilisation aux personnes autochtones assassinées, disparues et exploitées au Canada

L'une des façons d'y arriver est d'établir des partenariats avec des entreprises et des communautés autochtones. Nous sommes fiers d'avoir 60 ententes de ventes au détail et de ventes en gros Petro-Canada avec des communautés autochtones à l’échelle du pays. L'un de nos établissements est situé dans la Première Nation Siksika, où nous avons créé un arrêt sur la Transcanadienne électrique – nos bornes de recharge rapide pour véhicules électriques ont été les premières à être installées sur le territoire d'une Première Nation au Canada. Nous avons aussi des établissements dans la Première nation de Mistawasis, au nord de la Saskatchewan, et dans les Premières Nations de Cold Lake, au nord de l'Alberta.

Nous soutenons aussi des artistes autochtones dans l'ensemble du pays. En effet, nous avons confié à des artistes autochtones de partout au Canada le mandat de créer des murales sur le côté de nos établissements à Calgary, Toronto, Montréal, Ottawa, Winnipeg et Kamloops. Deux de ces murales ont été achevées l'automne dernier : Connected, par Keegan Starlight à Calgary et Our Children, par Jessey Pacho à Toronto. Les quatre autres murales seront terminées cet été. D’autre part, un autre projet de collaboration avec des artistes autochtones sera annoncé en juin.

En plus de soutenir les artistes et les entrepreneurs autochtones, nous croyons qu'il est primordial pour nous et nos employés de reconnaître les répercussions négatives – historiques et actuelles – de la colonisation sur les communautés autochtones, notamment la crise nationale des personnes autochtones assassinées, disparues et exploitées, et de nous renseigner à ce sujet.

Le nombre de personnes autochtones disparues et assassinées au Canada est disproportionnellement élevé par rapport à la population générale. Selon l'Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), environ 10 % des femmes et des filles assassinées au Canada entre 2000 et 2008 étaient des femmes et des filles autochtones. Toutefois, les femmes autochtones constituent seulement 3 % de la population féminine.

De 2016 à 2019, le gouvernement du Canada a mené l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Le rapport final de cette enquête a conclu que les violations et les abus persistants et délibérés des droits de la personne et des Autochtones constituent la cause fondamentale qui explique les taux déconcertants de violence faite aux personnes 2SLGBTQ+, aux femmes et aux filles autochtones au Canada. Le rapport réclame des changements transformationnels sur le plan légal et social afin de résoudre la crise qui a ébranlé les communautés autochtones d'un bout à l'autre du pays.

Le 5 mai est la Journée nationale de sensibilisation aux personnes autochtones assassinées, disparues et exploitées au Canada (aussi appelée la Journée nationale de la robe rouge). Tout a commencé par une « réponse esthétique à plus de 1 000 femmes autochtones disparues et assassinées au Canada » par Jaime Black, une artiste multidisciplinaire d'origine finlandaise et Anishinaabe (en anglais seulement).

Pour aider les Canadiens à s'informer sur les personnes autochtones disparues, assassinées et exploitées, l'AFAC a créé le site Web safe-passage.ca, sur lequel se trouvent une base de données nationale de cas de FFADA2S (en anglais seulement) et des ressources pour briser le cycle de la violence (en anglais seulement). Plus particulièrement, le site comprend des ressources destinées aux industries du tourisme d’accueil et du transport routier – deux industries parfaitement placées pour aider à réduire la violence faite aux femmes et aux filles autochtones. En partenariat avec l'organisme Truckers Against Trafficking, l'AFAC donne des formations sur la traite de personnes au Canada et montre comment reconnaître les signes de celle-ci.

Lors de notre plus récente conférence en personne des Ventes en gros, Petro-Canada a accueilli un spécialiste de la prévention du crime international qui a expliqué comment reconnaître les incidents présumés de traite de personnes et comment intervenir dans une telle situation. Cette présentation était particulièrement intéressante pour nos établissements qui se trouvent le long des routes connues empruntées pour la traite de personnes. L'AFAC fournit aussi une fiche d'information qui précise les signes de la traite de personnes et explique quoi faire si la situation se produit (en anglais seulement).

Il peut sembler difficile de s'attaquer à la crise nationale des personnes autochtones assassinées, disparues et exploitées qui sévit au Canada, mais nous avons tous la responsabilité d'agir. Haley Lewis, une auteure écossaise et de la Première Nation Kanyen'kehà:ka, propose aux Canadiens cinq façons de mettre en œuvre les recommandations de l'Enquête nationale sur les FFADA (en anglais seulement) :

  1. Dénoncer la violence faite aux personnes 2SLGBTQQIA, aux femmes et aux filles autochtones.
  2. Se décoloniser en apprenant la vraie histoire du Canada et des Autochtones dans son secteur.
  3. Développer ses connaissances, lire l'Enquête finale et prendre connaissance des recommandations.
  4. Tirer profit des leçons acquises et des ressources suggérées; devenir un allié solide.
  5. Contribuer à tenir tous les gouvernements responsables pour qu'ils mettent en œuvre les recommandations.

L'auteure décrit en détail chaque mesure à prendre et recommande l'excellente Trousse d'outils pour les allié.e.s aux luttes autochtones du RÉSEAU de la communauté autochtone à Montréal, un organisme qui soutient l'écosystème des personnes et des groupes qui s'engagent à améliorer la qualité de vie des communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis qui vivent dans la grande région de Montréal.

Une autre ressource que j'ai trouvée fort intéressante – surtout pour m'informer sur l'histoire des relations entre le Canada et les peuples autochtones – est le livre First Nations 101, écrit par Lynda Gray, membre de la Première Nation Ts’msyen des Lax-kw'alaams, sur la côte du Nord-Ouest de la Colombie-Britannique (en anglais seulement). First Nations 101 fournit un aperçu général de la vie quotidienne des peuples autochtones, des communautés autochtones traditionnelles, des pratiques de colonialisme utilisées pour tenter d'assimiler les Autochtones dans l'ensemble de la société, de l'impact de ces pratiques sur les communautés et les familles autochtones ainsi que de la façon dont les peuples autochtones travaillent aujourd'hui pour la santé globale et le mieux-être.

Les histoires des familles autochtones sur la perte d'êtres chers m'ont permis d'accroître ma compassion et mon désir de poser des gestes concrets pour les personnes autochtones assassinées, disparues et exploitées. Deb Green, une employée de Suncor qui a perdu sa sœur, Laney, nous a permis de partager son histoire et les répercussions de cette perte.

Alors que Suncor poursuit son Parcours vers la réconciliation, nous continuerons de communiquer des histoires de nos partenaires et collègues autochtones. N’hésitez pas à partager votre expérience personnelle concernant le Parcours vers la réconciliation. Faites-nous part de vos commentaires ci-dessous.

~Kate T.


#MettreEnLumière le travail des proches aidants au Canada

Voici une édition spéciale de Parlons carburant, présentée par la Fondation proches aimants Petro-Canada. La publication d'aujourd'hui est écrite par Leila Fenc, directrice générale, Fondation proches aimants Petro-Canada.

En avril, nous vous invitons à #MettreEnLumière le travail des proches aidants* avec la Fondation proches aimants Petro-Canada.

Saviez-vous que plus de huit millions de Canadiens apportent un soutien émotionnel, social et financier à leurs proches qui sont malades, blessés, handicapés ou âgés, et ce, sans rémunération?

J'(symbole du coeur) les proches aidants.

Les proches aidants fournissent plus de 75 pour cent de l’ensemble des soins prodigués aux patients au Canada et ils se sentent souvent débordés, surmenés et non appuyés pour le travail inlassable qu'ils font chaque jour. Les proches aidants non rémunérés passent en moyenne 19 heures par semaine à fournir des soins, en plus de travailler et d’assumer d’autres obligations familiales.

À compter du 5 avril, la Journée nationale des proches aidants, la Fondation proches aimants veut mettre en lumière le travail important effectué par les proches aidants tout au long du mois d'avril.

Comment les Canadiens peuvent-ils s'impliquer?

Participez à la campagne Mettre en lumière pour appuyer les proches aidants dans votre environnement de travail, votre famille et votre collectivité.

  1. Dans vos réseaux sociaux, publiez un message en ligne sur un proche aidant que vous connaissez ou sur la raison pour laquelle la prestation de soins est importante pour vous. Utilisez #MettreEnLumière #ProchesAimants et identifiez @petrocanadacaremakers sur Instagram ou @PCCareMakers sur Twitter.
  2. Visitez prochesaimants.ca pour faire un don aidant à financer les ressources, le soutien et les programmes destinés aux proches aidants à l'échelle du Canada.

Depuis son lancement en 2020, la Fondation proches aimants Petro-Canada a déjà remis des subventions à l'échelle nationale totalisant 1,7 million $ et des subventions locales totalisant plus de 500 000 $ cette année. Les fonds sont utilisés pour appuyer les ressources et programmes essentiels pour les proches aidants. J'ai vu personnellement l'importance de ces subventions et je vous remercie pour votre soutien.

Joignez-vous à nous pour reconnaître le travail essentiel effectué par les proches aidants au Canada et leur faire savoir que nous les voyons et les appuyons. Aidez-nous à #MettreEnLumière le travail des proches aidants au Canada.

*Les proches aidants sont les membres de la famille, les amis et les voisins qui apportent un soutien émotionnel, social et financier à leurs proches qui sont malades, blessés, handicapés ou âgés, et ce, sans rémunération.


Faire avancer les choses – une conversation avec Melba Da Silva sur l'inclusion et la diversité

Dans le cadre de Parlons carburant, j'ai eu l'immense privilège de m'entretenir avec plusieurs membres de la famille Petro-Canada au cours des dernières années. Ces personnes m'ont partagé leurs histoires, particulièrement en ce qui a trait à l'inclusion et à la diversité : Chris Forward a souligné à quel point il était important que les personnes LGBTQ2S+ puissent être authentiques au travail, Melissa Tacan nous a encouragés à « mettre du cœur » dans la vérité et la réconciliation, et Andrea Decore nous a rappelé que la diversité au travail n'est pas qu'un enjeu social, mais aussi un enjeu économique (anglais seulement).

Ces entrevues m'ont amenée à réfléchir longuement sur la façon d'être une alliée. En tant que personne LGBTQ2S+, j'ai une bonne idée de ce que signifie être une bonne alliée, mais en tant que Blanche, je sais que j'ai beaucoup de chemin à faire pour appuyer les collègues noirs et de couleur. Alors, ce n'est pas sans coïncidence que j'ai décidé de m'entretenir avec Melba Da Silva dans le cadre du Mois de l'histoire des Noirs. Melba compte 20 années de service à Petro-Canada, au sein des activités du secteur Aval, et c'est une membre fondatrice du réseau Mosaïque à Suncor (fière propriétaire de Petro-Canada). Ce réseau est constitué d'alliés, de défenseurs et d'employés noirs qui sont habilités, informés et bien placés pour exercer une influence positive sur le parcours lié à la culture et les employés de Suncor.

Melba Da Silva

J'ai discuté avec Melba de son point de vue sur la diversité, de ce que signifie être Noire au travail et de la façon dont les collègues peuvent être solidaires et de vrais alliés.

PC : Melba, merci de vous entretenir avec moi! J'aimerais commencer par discuter du Mois de l'histoire des Noirs. Je dois l'avouer, j'hésitais un peu à faire cette entrevue, car je ne voulais pas simplement « cocher une case » pour faire quelque chose pour le Mois de l'histoire des Noirs à Parlons carburant.

MD : Laissez-moi vous poser une question : depuis que nous avons commencé à discuter (note de l'éditeur : nous avons eu trois rencontres pour discuter de cet article), avez-vous parlé à d'autres personnes des enjeux que nous avons abordés? Si oui, alors vous n'avez pas simplement « coché une case ». Être un allié est répétitif; il faut persister.

Simplement en tenant ces conversations, nous changeons les choses en ce qui a trait à l'inclusion, à la diversité et à la compréhension. Certes, c'est un petit pas, mais c'est tout de même un pas en avant. Je travaille dans le développement agile, et voici ma philosophie pour l'inclusion et la diversité : apportez un petit changement, évaluez la situation et, si cela fonctionne, répétez.

PC : Parlez-moi de votre expérience en tant que Noire au Canada.

MD : Je ne m'étais jamais perçue comme différente jusqu'à ce que je fasse l'objet de discrimination en tant que Noire et femme. Par exemple, lorsque nous avons d'excellents leaders (au travail), nous avons tendance à observer leurs qualités et à essayer de reproduire ce qui a contribué à leur réussite. Toutefois, j'ai appris que je ne pouvais pas imiter les qualités des leaders hommes et blancs, car je serais perçue comme agressive. J'avais l'impression de ne pas avoir de voix.

En tant que Noire, je dois être consciente que toutes les personnes qui interagissent avec moi ont leurs propres préjugés inconscients. Si je veux réussir, j'ai beaucoup de travail à faire.

Mais ce qui fait vraiment ressortir le problème du racisme systémique au Canada, c'est la façon dont mon fils est traité. Chaque fois qu'il conduit ma voiture, il se fait arrêter par la police. Une fois, il était dans le métro de Toronto et il est sorti de la station par la mauvaise porte : la sécurité de la TTC l'a confronté de façon agressive. S'il porte un chandail à capuchon, il est considéré comme dangereux. Et cela n'a rien à voir avec la personne qu'il est. Un collègue blanc m'a déjà dit qu'il n'y avait pas de racisme systémique au Canada. Je lui ai rappelé à quel point nos fils seraient traités différemment s'ils étaient arrêtés par la police. Cela l'a amené à réfléchir.

Un autre exemple très actuel du racisme systémique au Canada : le Convoi de la liberté. Les gens qui manifestent ont le droit de construire des forts et d'apporter du propane sur place. Si c'était une manifestation dans le cadre de Black Lives Matter, rien de cela ne serait permis, et on aurait mis fin immédiatement au mouvement avec force.

PC : Avez-vous des recommandations pour les gens qui souhaiteraient devenir de meilleurs alliés (ressources, attitudes, etc.)?

MD : L'alliance ne se résume pas à discuter de certaines choses : il faut agir, et ce, de différentes façons. D'abord, nous devons tous tenir davantage de conversations difficiles et être à l'aise d'avoir ces conversations. Nous devons désapprendre et réapprendre certains de nos concepts fondamentaux à propos des Noirs.

Les dirigeants d'entreprise, tout particulièrement, ont une responsabilité. Nous avons besoin de défenseurs dans les salles de réunion, surtout quand vient le temps de prendre des décisions concernant l'embauche ou les promotions. Remarquez le langage que vous utilisez pour décrire quelqu'un – est-ce qu'une personne est vraiment agressive ou tout simplement affirmée, et vous la cataloguez de la sorte simplement parce qu'elle est Noire? L'alliance véritable, c'est quand un leader fait remarquer à un autre qu'il a des préjugés.

En ce qui concerne l'éducation, faites vos devoirs. Il existe une panoplie de livres, de films et d'histoires sur YouTube. N'oubliez pas : vous pouvez apprendre sur l'excellence des Noirs et l'histoire des Noirs même si ce n'est pas le mois de février. Une de mes collègues m'a mentionné récemment qu'elle avait regardé la série Women of the Movement (anglais seulement). J'ai beaucoup de respect pour quelqu'un qui prend l'initiative d'en apprendre davantage sur l'histoire des Noirs.

Si vous ne savez pas quelque chose, posez des questions. Il est tout à fait acceptable de reconnaître que vous ne connaissez ou ne comprenez pas l'expérience que vit un Noir et de vous renseigner. Il est important de faire preuve d'humilité en abordant des sujets délicats et d'être prêt à vous excuser si vous commettez une erreur. Dans une réunion, j'ai déjà dit que je me trouvais « au bas du mât totémique ». Par la suite, quelqu'un m'a fait remarquer à quel point cette expression était raciste. Je me suis tout de suite excusée auprès du groupe. Ce n'est pas un travail facile. Nous avons tous la possibilité d’apprendre les uns des autres.

PC : Quelles leçons avez-vous tirées de votre travail dans l’espace I et D?

MD : Depuis que je suis dans l'espace I et D, je me sens extrêmement comblée. J'ai appris que les liens sont cruciaux et que les gens peuvent être beaucoup plus productifs et atteindre des limites qui dépassent l'imagination. J'ai compris l'importance de trouver ces liens : quand des personnes apprennent qu'elles partagent les mêmes intérêts, il y a un moment d'excitation et d'appartenance.

Par exemple, j'ai déjà travaillé avec une nouvelle diplômée d'origine asiatique. Elle m'a raconté qu'elle s'était rendue dans un magasin haut de gamme pour acheter un sac à main dispendieux. Les employés du magasin l'ont traitée avec peu d'égard : elle a senti qu’ils la discriminaient et qu'ils ne pensaient pas qu'elle avait les moyens de se payer le sac à main parce qu'elle était Asiatique. Nous avons essayé de discuter de discrimination, mais le lien ne se faisait pas.

Alors, j'ai changé le scénario. Ma famille cuisine le manioc, un légume-racine. Elle m'avait mentionné que sa mère cuisinait le yucca : c'est le même légume, seul le nom est différent. Lorsque je lui ai raconté cela, elle m'a parlé de sa mère et des différents plats qu'elle cuisinait. Et c'est grâce à cette conversation que nous avons établi un lien, et non grâce à celle sur la discrimination.

Voilà le secret de la réussite pour l'inclusion et la diversité : les gens peuvent tisser des liens grâce à des intérêts communs. Bien sûr, les liens créés avec des personnes qui vivent les mêmes difficultés que nous sont les plus profonds, mais il est tout à fait possible de tisser des liens grâce à des intérêts communs.

C'est en partageant des intérêts communs avec des personnes ayant des expériences de vie différentes que nous pourrons combattre le racisme systémique. Par exemple, dans un groupe de leaders qui prennent des décisions d'embauche, quelqu'un pourrait dire : « Embauchons Johnny! » Lorsqu'un autre lui demanderait pourquoi, il pourrait dire : « Parce qu'il me fait penser à moi quand j'avais son âge. » Il s'agit là d'un autre exemple de racisme systémique : quelqu'un qui me ressemble n'aura aucune chance, car personne autour de la table ne pourrait dire la même chose. Les gens ont tendance à embaucher des personnes qui leur ressemblent. C'est l'un des obstacles que nous devons surmonter – et l'un des avantages d'avoir un réseau d'employés comme Mosaïque à Suncor.

PC : Vous avez participé à la création du réseau Mosaïque à Suncor. Comment cela s'est-il déroulé? Qu'est-ce qui vous a surpris à propos de l'expérience?

MD : Le réseau Mosaïque est composé de personnes qui s'entraident, qui stimulent le changement, qui offrent du mentorat et qui se soutiennent. Il comprend des gens qui peuvent nous guider dans nos carrières. Il est important de travailler avec des gens qui nous ressemblent et qui partagent les mêmes douleurs et les mêmes difficultés; c'est vraiment inspirant. Les membres du réseau sont un peu comme ma famille : on ne s'entend pas toujours, mais on a tous le même objectif.

Le réseau Mosaïque m'a permis d'avoir des conversations inattendues – le plus étonnant, peut-être, à propos des cheveux. En tant que femme noire, mes cheveux sont souvent un sujet de conversation. Mes cheveux au naturel sont parfois perçus comme « non professionnels » ou « non appropriés » au travail. Je fais aussi face à de micro-agressions sur une base régulière, avec les gens qui veulent toucher à mes cheveux. J'en ai parlé lors d'une réunion de Mosaïque et j'ai tissé quelques liens inattendus. D'abord, des collègues ayant des enfants métissés ont parlé des défis qu’ils vivaient. Puis, un collègue blanc plus âgé m'a parlé de son enfant qui avait teint ses cheveux bleus : en apprenant à quel point mes cheveux étaient importants pour moi, pour mon identité, il a pu mieux comprendre comment établir un lien avec son enfant.

C'est merveilleux d'avoir un réseau qui vous soutient et qui soutient votre carrière et votre culture. Je suis tellement heureuse quand je me connecte à une réunion et que je vois un si grand nombre de personnes noires et de couleur à l'écran, de voir autant de Noirs talentueux et accomplis qui travaillent ensemble, détiennent différents diplômes et parlent différentes langues. Nous avons vraiment des employés noirs hors pair qui travaillent à Suncor.

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Melba, merci énormément d'avoir partagé votre expérience avec nous et de nous avoir fait part de différentes façons de favoriser la compréhension et de devenir d'excellents alliés. Nos conversations très intéressantes m'ont remplie d'humilité et m'ont rappelé qu'en tant que Blanche, j'ai bénéficié du racisme systémique.

Personnellement, j'essaie de m'assurer que les livres que je lis ou les séries que je regarde incluent du contenu créé par des Noirs. L'un des livres que j'ai le plus aimés récemment s'intitule You’ll Never Believe What Happened to Lacey: Crazy Stories About Racism, écrit par Amber Ruffin (comédienne et animatrice de télévision américaine) et sa sœur, Lacey Lamar. Le livre parle des micro-agressions et du racisme que vivent actuellement les Noirs, avec une pointe d'humour et d'incrédulité. Cette lecture fut une véritable prise de conscience et m'a poussée à déployer davantage d'efforts pour devenir une bonne alliée.

Avez-vous des ressources ou des histoires que vous aimeriez partager? Laissez un commentaire ci-dessous.

~ Kate T.