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Prendre soin des camionneurs – une rencontre avec Crystal Blair

La Semaine nationale du camionnage a lieu du 5 au 11 septembre au Canada. Pendant cette semaine, nous prenons le temps de reconnaître et célébrer les 400 000 hommes et femmes de l'industrie du camionnage qui permettent au transport et à l'économie du Canada d'aller de l'avant. Au cours des 18 derniers mois, l'importance de ceux qui passent leur vie sur les routes, que ce soit en livrant de la nourriture, des fournitures médicales ou du papier hygiénique, est devenue encore plus évidente.

Mais au tout début de la pandémie de COVID-19, plusieurs camionneurs se sont retrouvés sans soutien même s'ils devaient continuer de nous soutenir. De nombreux relais routiers étaient fermés, ainsi que les autres entreprises sur lesquelles les camionneurs comptent pour se procurer des produits essentiels.

Cependant, à Glenholme, en Nouvelle-Écosse, le restaurant et l'établissement Petro-Pass Glenholme Loop sont demeurés ouverts. Non seulement ils étaient ouverts, mais Crystal Blair (la propriétaire affectueusement surnommée « Angel » par les camionneurs qui visitent son établissement) a fourni des repas gratuitement à tous les camionneurs qui en avaient besoin.

Cristal chez Angel's Diner

J'ai rencontré Crystal pour en savoir plus sur la façon dont les choses se sont déroulées à son relais routier lors de la première vague de la COVID-19 et comment elle et ses camionneurs se portent en ce moment.

Parlons carburant : Comment les choses se sont-elles passées lors des premières semaines de la pandémie?

Crystal : Il y avait énormément de confusion. Les gens disaient que je devrais fermer mon restaurant, mais lorsque je consultais les médias sociaux, je voyais que de nombreux endroits étaient fermés et que les camionneurs, qui vivent sur la route, ne pouvaient pas obtenir de repas ou trouver des commodités – je savais que je devais faire quelque chose.

Je ne voulais pas exposer mes employés au risque, alors je ne leur ai pas demandé de se présenter. J'ai déterminé ce que je pouvais faire moi-même, soit ouvrir les douches et offrir des sandwichs de déjeuner, uniquement pour les camionneurs et strictement pour emporter. Mon établissement était souvent le seul endroit ouvert sur des centaines de kilomètres.

PC : Et vous avez fourni les repas gratuitement?

Crystal : Oui. Cependant, plusieurs camionneurs ont fourni une contribution – j'avais un pot sur le comptoir. Aussitôt que les membres de la communauté ont entendu parler de ce que je faisais, ils se sont vraiment ralliés autour des camionneurs. Les gens ont commencé à envoyer des dons afin que je puisse continuer à fournir des repas gratuits et garder l'établissement ouvert. Et des dons d'aliments ont été envoyés d'endroits comme les entreprises de produits locaux et d'autres entreprises.

PC : Comment les camionneurs ont-ils réagi?

Crystal : Chaque camionneur qui a visité l'établissement était extrêmement gentil et reconnaissant. J'ai vite reçu des camionneurs que je ne connaissais même pas – ils avaient seulement entendu parler de moi par l'un de leurs collègues sur la route. Même ces jours-ci, il arrive qu'un chauffeur entre et me demande « Es-tu Angel? ».

Une merveilleuse surprise est venue des camionneurs plus tard dans l'année lorsqu'ils ont lancé l'initiative Angel Diner's Chicken Light Cruise. Il s'agit d'une collecte de fonds pour la collectivité locale qui a été lancée en mon honneur. L'an dernier, nous avons remis l'argent aux familles des victimes des tragiques fusillades en Nouvelle-Écosse. Cette année, l'événement a eu lieu il y a quelques fins de semaine seulement; nous avons amassé des fonds pour la fibrose kystique – l'un de mes clients souffre de cette maladie. Chaque année, nous prévoyons amasser des fonds pour une cause différente.

PC : Maintenant qu'environ 18 mois se sont écoulés depuis la première vague de la pandémie, qu’est-ce qui est différent?

Crystal : Eh bien, nous sommes de nouveau ouverts au public, à la fois pour emporter et en salle à manger, avec une distanciation appropriée. Nous continuons de voir beaucoup de camionneurs, évidemment. La page Facebook du restaurant n'est pas aussi occupée – je recevais habituellement des centaines de messages chaque jour. Mais je continue d'y publier des messages. Plusieurs personnes ont trouvé que c'était un endroit où ils pouvaient voir des messages positifs et porteurs d'espoir pendant cette période d'isolement.

PC : Et comment se portent vos camionneurs?

Crystal : Plusieurs d'entre eux sont toujours isolés de leurs familles puisqu'ils veulent les protéger. Même si certains endroits rouvrent leurs portes, les camionneurs sont prudents et préoccupés. Ils sont incroyablement gentils et loyaux. Et la plupart d'entre eux sont des pères de famille et je connais bien leur épouse. C'était l'anniversaire de l'une d'entre elles récemment et comme son dessert favori est la tarte à la noix de coco, je lui en ai envoyé une pour l'occasion.

PC : Parlant de tarte, j'ai vu sur votre page Facebook que vous vendez souvent tous vos desserts, particulièrement votre parfait au gâteau au fromage aux bleuets! Les camionneurs ont-ils d'autres plats favoris?

Crystal : Les fish and chips sont populaires. Les gros hamburgers. Tous mes plats maison, en fait.

PC : Cela fait maintenant 18 mois et nous ne sommes assurément pas au bout de nos peines en ce qui a trait à la pandémie. Mais vous êtes restée incroyablement positive. Quels sont vos meilleurs souvenirs de la dernière année?

Crystal : Il a été extrêmement inspirant de voir la façon dont la communauté s'est réunie. Elle a contribué à nourrir nos camionneurs gratuitement pendant plus de trois mois, alors c'est formidable! Et maintenant, les camionneurs redonnent à la communauté grâce à des événements comme l'initiative Chicken Light Cruise. Cela a été merveilleux à voir.

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Crystal, merci infiniment d'avoir partagé votre histoire et d'avoir pris soin des camionneurs pendant une période extrêmement difficile! Assurez-vous de visiter la page Facebook de Crystal afin de la saluer amicalement.

~Kate T.


Célébrer la Journée mondiale du chien avec Joe et ses amis Petro-Canada

J'ai l'impression d'avoir toujours eu un chien dans ma vie. Honeybear, le chien de berger anglais ancestral touffu et sociable, a dominé mon enfance. Un chiot Labrador noir incorrigible nommé Lucy a ruiné plusieurs de mes manuels universitaires. Et quatre Sharpeis (pas tous en même temps!) ont béni mes années d'adulte. La dernière est Pumbaa – une douce femelle borgne adoptée de Corée. Regardez ce petit minois!

Pumbaa

Le 26 août est la Journée mondiale du chien – une fête célébrée pour la première fois par l'Américaine Colleen Paige en 2004 pour attirer l'attention sur le nombre de chiens dans les refuges. Cette journée a gagné en popularité et est maintenant célébrée dans le monde entier. J’ai pensé qu'aujourd'hui serait la journée idéale pour présenter Joe Rustad et son compte @Petro_Pals sur Instagram.

Joe est le directeur d'établissement à la station Petro-Canada à service complet située sur Lakeshore Road à Kelowna, en Colombie-Britannique. Lorsque vous travaillez dans une station à service complet, vous interagissez beaucoup avec les clients, y compris le client au visage poilu qui vous regarde depuis la fenêtre du véhicule.

Joe Rustad et son compte @Petro_Pals sur Instagram

Joe a noté que la station a toujours été un endroit propice aux friandises pour les chiens; il a tout simplement monté la barre un peu plus lorsqu'il a commencé à prendre des égoportraits avec les chiens. Les clients ont demandé à Joe de les publier en ligne et voilà, @Petro_Pals est né.

Joe n'a actuellement aucun compagnon canin : son croisement Mastiff/Ridgeback/Pittbull, Buddy, est décédé d'un cancer et son croisement Labrador noir/Rottweiler, Keena, est décédée il y a quelques années – elle avait 14 ans. Prendre des égoportraits est une façon d'interagir avec les chiens. Joe pense que « les chiens sont la porte d'entrée vers une vie heureuse ».

Le compte est populaire auprès des clients et des employés – il y a même eu une petite rivalité familiale pour voir quel chien prend le meilleur égoportrait. Certains clients s'arrêtent uniquement pour faire prendre une photo de leur chien. Il est facile de comprendre pourquoi – qui n'aimerait pas voir une photo de son animal de compagnie heureux avec un ami sympathique comme Joe?!

Nous présentons plus d'amis Petro-Canada de Joe sur le compte Instagram de Petro-Canada aujourd’hui. Découvrez-les et assurez-vous de suivre le compte @Petro_Pals pour plus de photos mignonnes de chiens.

~Kate T.


Suivez nos athlètes FACE aux Jeux paralympiques de Tokyo 2020

Les Jeux olympiques représentent l'événement sportif ultime, unissant le monde entier pour regarder les athlètes donner le meilleur d’eux-mêmes. Mais ce n'est que la moitié de l'histoire des athlètes extraordinaires de notre pays. Je suis ici pour vous dire que si vous ne regardez pas les Jeux paralympiques, vous ratez une occasion de voir certains des meilleurs athlètes au monde à l'action. Trop souvent, ces athlètes sont en arrière-plan par rapport aux Jeux olympiques, mais toute personne qui a regardé les Jeux paralympiques sait précisément pourquoi ils méritent leur propre projecteur.

Joueurs de basket-ball en fauteuil roulant

J'ai joué au basket-ball toute ma vie – j'ai toujours été grande, et mon lancer franc est redoutable. J’ai également suivi le basket-ball professionnel, et j'ai regardé à l'occasion une partie ou deux aux Jeux olympiques; je me souviens toutefois d'avoir été époustouflée par la compétition de basket-ball en fauteuil roulant aux Jeux paralympiques. Même lorsque j'étais une jeune athlète, je savais que ce que ces athlètes réalisaient nécessitait des aptitudes incroyables; c'était si captivant à regarder! Il s'agit d'une des meilleures compétitions de basket-ball que je me souviens d’avoir regardée, et j'espère toujours avoir la chance d'y assister en direct un jour!

Les Jeux paralympiques montrent ce qui peut arriver lorsque les gens se dévouent à leur passion et repoussent les limites. Un exemple parfait est l'étoile du basket-ball en fauteuil roulant, Bo Hedges. Capitaine de l'équipe canadienne de cette année, il a gagné une médaille d'or aux Jeux paralympiques de Londres en 2012. Il rend hommage aux mots de son entraîneur, Joe Higgins – « Entraîne-toi avec intention » – lui rappelant tout ce qu'il a accompli et la détermination qui lui a permis de se rendre où il est aujourd'hui. Vous pouvez regarder une entrevue avec Bo dans la liste de lecture ci-dessous.

Petro-Canada est fière de soutenir les athlètes canadiens dont l'objectif est de représenter le Canada aux Jeux paralympiques ou olympiques, mais qui ne sont pas encore admissibles au financement du gouvernement, par l'entremise de notre programme FACEMC, ou Favoriser les athlètes et les entraîneurs à la conquête de l’excellence. Chaque année, nous soutenons 55 athlètes de demain et leurs entraîneurs provenant de partout au Canada, qui recevront une bourse FACE.

Cette année, nous sommes heureux de compter 24 athlètes FACE à Tokyo, que ce soit en boccia ou en rugby en fauteuil roulant, y compris Olivia Meier, qui sera la première canadienne à participer à la compétition de parabadminton – un sport qui fait ses débuts aux Jeux paralympiques de Tokyo 2020! Vous pouvez voir tous nos athlètes du programme FACE qui prennent part aux Jeux de Tokyo sur notre page Facebook.

Les Jeux paralympiques de Tokyo 2020 se dérouleront du 24 août au 5 septembre, et il est plus facile que jamais de s'immerger dans l'action. Vous pouvez regarder la diffusion en direct à CBC/Radio-Canada ou en ligne à CBC Gem et les compétitions sur les pages Twitter et Facebook de l'équipe canadienne paralympique. Assurez-vous de suivre et d'encourager l'équipe paralympique canadienne!

~Allison D.


Un voyage pancanadien à bord d'un véhicule électrique

J'adore faire des voyages en voiture. J'ai fait quelques voyages en voiture mémorables dans ma vie, dont un de Waterloo, en Ontario à North Battleford, en Saskatchewan, qui m'a permis de découvrir que les paroles de la chanson sur les paysages du nord de l'Ontario de Wendell Ferguson, « Rocks and Trees », sont absolument vraies (en anglais seulement) :

Rocks & trees, trees & rocks
Reams and reams of endless trees and tons of rocks
The whole north is just proliferous
With metamorphic and coniferous
Rocks & trees, trees & rocks

Le véhicule le plus mémorable que j'ai conduit durant l'un de mes voyages en voiture était une berline Dodge Dart 1976. Ce voyage a eu lieu au milieu des années 90 – comme vous pouvez l'imaginer, nous avons dû nous arrêter à maintes reprises pour la réparer.

Depuis que Petro-Canada a achevé son réseau de recharge rapide pour véhicules électriques le long de la Transcanadienne, je songe à faire un autre grand voyage – mais cette fois-ci, à bord d'un véhicule électrique. Bien que je n'aie pas encore été en mesure d’entreprendre cette aventure, j'ai parlé récemment à une personne qui l’a fait. Plus tôt cette année, Marianne Kunic, accompagnée de son frère Agan et de sa chienne Gigi, a voyagé de Sechelt, en Colombie-Britannique jusqu'à St. Stephen, au Nouveau-Brunswick, dans sa Kia Soul électrique, nommée affectueusement « Criquet » en raison de sa couleur vert vif.

Agan and Marianne

Parlons Carburant : Merci de vous entretenir avec moi sur votre récent voyage pancanadien! Comment votre voyage s'est-il déroulé?

Marianne : Nous avons eu beaucoup de plaisir. Ce fut agréable de passer du temps de qualité seule avec mon frère, Agan. Il m'a aussi aidée à gérer mon anxiété liée au voyage, comme planifier un bon itinéraire ou trouver une borne de recharge.

PC : Criquet est-elle votre première voiture électrique?

Marianne : Elle est ma deuxième. Je conduis des voitures électriques depuis maintenant sept ans – j'ai eu deux Kia Soul. Le fait de voyager en voiture électrique m'a permis d'avoir plusieurs bonnes conversations. À chaque endroit où nous nous sommes arrêtés, les gens s'intéressaient aux véhicules électriques et voulaient en savoir plus sur ces derniers. Les gens étaient curieux, même aux endroits où il n'y a pas beaucoup de bornes de recharge. Les gens éprouvent définitivement de l'anxiété liée aux véhicules électriques – ils ont surtout peur de manquer de batterie. Mais ces voitures sont si intelligentes – elles vous avertissent bien à l'avance. Je me sentais comme une ambassadrice des véhicules électriques.

Agan and Marianne

PC : Quelle a été votre expérience aux bornes de recharge rapide pour véhicules électriques de Petro-Canada?

Marianne : Nous aimons beaucoup les bornes Petro-Canada. Elles sont bien éclairées, très modernes et faciles à utiliser. Nous avons utilisé plusieurs bornes de recharge différentes durant le voyage; nous chargions la batterie trois ou quatre fois par jour. Les bornes Petro-Canada étaient sans doute nos préférées, mais il y a quelques petits correctifs à apporter.

Nous avons éprouvé des problèmes de Wi-Fi à une borne en Saskatchewan. Le Wi-Fi à la borne était assez faible. Je suis donc allée dans le restaurant pour parler au soutien à la clientèle, et j'ai dû communiquer les instructions par la porte à mon frère qui se trouvait à la borne – cela a un peu compliqué le processus.

Et à un autre établissement, la borne de recharge était hors service, et le personnel n'était pas en mesure de la réparer. Nous avons donc fini par utiliser une prise externe à un motel local. Il a fallu trois heures pour que la voiture soit assez chargée pour nous rendre miraculeusement à la prochaine borne de recharge rapide.

Note de l'éditeur : Nous remercions Marianne de nous avoir transmis cette information! Nous avons communiqué avec les établissements mentionnés et nous travaillons à résoudre ces problèmes.

Agan and Gigi

PC : Beaucoup de personnes, comme moi, songent à faire un voyage pancanadien à bord d'un véhicule électrique. Avez-vous des trucs ou des conseils à partager?

Marianne : Il est essentiel d'utiliser une application qui aide à localiser les bornes de recharge. Nous avons utilisé l'application de VÉ de Petro-Canada, ChargeHub et FLO (principalement au Nouveau-Brunswick).

Assurez-vous de mettre à jour les cartes du GPS de votre voiture avant de partir. Si vous vous trouvez dans une région sans connexion, vous aurez quand même accès aux cartes les plus à jour.

Planifiez votre itinéraire et assurez-vous d'octroyer assez de temps pour la recharge. En général, le temps de recharge est plus long que prévu. Intégrez une plage d'une heure chaque fois que vous devez charger votre véhicule.

Respectez la limite de vitesse, ou conduisez sous celle-ci. La voiture se décharge plus rapidement si vous conduisez au-dessus de la limite de vitesse. Rester sous la limite a fait en sorte que nous allions plus lentement, mais a prolongé la distance que nous pouvions parcourir. Il est utile d'utiliser le régulateur de vitesse à cette fin.

PC : Feriez-vous de nouveau un tel voyage?

Marianne : Oui, sans hésitation!

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Marianne, je vous remercie énormément d'avoir partagé avec nous votre expérience de conduite à travers le Canada à bord d'un véhicule électrique! Il est toujours utile d'obtenir l'avis de pionniers et de recevoir les meilleurs trucs et conseils. Qu'en pensez-vous, chers lecteurs? Êtes-vous prêts à traverser le Canada à bord d'un véhicule électrique?

~Kate T.


Chevauchées Unity Ride de la Première Nation Sioux Valley Dakota et l'importance d'y mettre du cœur

« Les chevaux – les šúŋka wakáŋ – rendent les gens heureux. Ils favorisent la guérison. »

Helena Mazawasicuna m'a parlé du rôle sacré des chevaux dans la culture des Dakotas.

« Les chevaux donnent de la force et de l'espoir aux gens. Ils portent nos prières et nos émotions. Ils le sentent quand nous avons besoin d'eux. »

Helena est résidente de la Première Nation Sioux Valley Dakota et opératrice à l'établissement Petro-Canada de Sioux Valley, qui se trouve sur le territoire de la Première Nation Sioux Valley Dakota, près de Griswold, au Manitoba. L'année dernière, j'ai discuté avec Helena de la signification de la Journée du chandail orange et des mesures que peuvent prendre les Canadiens non autochtones pour améliorer la sensibilisation aux peuples autochtones et la réconciliation. Je suis très heureuse de m'entretenir une fois de plus avec elle pour discuter des deux récentes chevauchées Unity Ride, organisées par les membres de la Première Nation Sioux Valley Dakota.

« Nous organisons les chevauchées Unity Ride de la Première Nation Sioux Valley Dakota pour différentes causes, que ce soit la sclérose en plaques, la sensibilisation au don de rein, les femmes autochtones disparues et assassinées ou encore la rafle des années 60. Puisque les chevaux sont sacrés, beaucoup d'Autochtones en veulent à leurs funérailles. »

L'établissement Petro-Canada de Sioux Valley et les Unity Riders, des cavaliers de la Première Nation Sioux Valley Dakota, ont organisé deux chevauchées Unity Ride en mémoire des enfants autochtones retrouvés sur les sites de pensionnats autochtones à Kamloops, en Colombie-Britannique et à Brandon, au Manitoba, et pour honorer les survivants des pensionnats autochtones. Helena est l'une des cavalières.

Helena, montée sur Cruz
Helena, montée sur Cruz – photo : Kimberly Mckay

« Monter sur un cheval pour porter notre prière est une expérience extraordinaire. Il faut respecter la vision et suivre le rythme. On ne fait qu'un avec le cheval. »

Lorsque les cavaliers arrivent à destination, ils partagent un repas avec les esprits des enfants.

« Peu importe ce que nous mangeons, nous partageons notre repas. Pour les enfants, nous plaçons des bonbons sur le dessus de leurs bols – tous les enfants aiment les bonbons. Ils mangent en premier. Puis, après la prière, notre groupe mange. Lorsque nous nourrissons les esprits, nous pouvons sentir leur présence. Nos enfants veulent être entendus de l'autre côté. Ils veulent être réunis avec leur famille. »

Sur le compte Instagram de Petro-Canada, nous publions plusieurs photos et vidéos, y compris celles d'Helena provenant des deux chevauchées Unity Ride.

Les découvertes récentes – et en cours – des tombes anonymes d'enfants sur le site d'anciens pensionnats autochtones au pays rouvrent de vieilles blessures. Toutefois, Melissa Tacan, aussi membre de la Première Nation Sioux Valley Dakota, a bon espoir que les gens – autochtones et non autochtones – seront plus ouverts à discuter et à dire la vérité.

« (Quand j'étais jeune), j'avais toujours l'impression que c'était un sujet tabou. Maintenant, tout le monde en parle. Ma grand-mère a commencé à en parler pour la première fois... peut-être que tous les enfants vont finalement être retrouvés et reconnus. Nous pourrons enfin tourner la page. Les gens vont vraiment s'en soucier. »

Melissa, une directrice à l'établissement Petro-Canada de la Première Nation Sioux Valley Dakota, s'est aussi entretenue avec moi l'année dernière au sujet de la Journée du chandail orange. Je suis reconnaissante qu'elle ait choisi de partager ses réflexions et ses souhaits à l'égard des répercussions des découvertes sur les sites des pensionnats autochtones.

« Nos familles veulent savoir ce qui s'est passé avec leurs enfants, leurs frères et leurs sœurs. Beaucoup d'histoires (sur le traitement des peuples autochtones) n'ont pas été racontées. Nous devons parler de ce qui s'est produit et nous faire entendre... les gens semblent plus réceptifs, maintenant. Dans le passé, cette tranche d'histoire n'était pas suffisamment importante. Maintenant, nous devons tous y mettre du cœur. »

La phrase de Melissa nous demandant de tous y mettre du cœur m'a interpellée. Elle s'aligne sur ce qu'Helena a dit : « Si vous voulez vous y intéresser, vous devez savoir qu'il y a beaucoup de choses (à découvrir). »

Comme beaucoup de Canadiens, j'ignorais le traitement abominable qu'infligeaient notre gouvernement et nos institutions religieuses aux peuples autochtones, particulièrement les gestes autorisés par la Loi sur les Indiens. Si vous cherchez un livre qui décrit clairement et de façon succincte les répercussions – passées et actuelles – qu’a eu la Loi sur les Indiens sur les peuples autochtones du Canada, je vous suggère 21 Things You May Not Know about the Indian Act: Helping Canadians Make Reconciliation with Indigenous Peoples a Reality de Bob Joseph (en anglais seulement), fondateur de la société Indigenous Corporate Training Inc. et membre de la tribu Gwawaenuk, située dans le détroit de la Reine-Charlotte du district Central Coast en Colombie-Britannique, au Canada. Le livre est basé sur un article écrit par l'auteur pour CBC (en anglais seulement), qui porte le même titre.

Comme toujours, je suis reconnaissante qu'Helena et Melissa m'aient raconté leurs histoires et me permettent de les partager avec nos lecteurs. Je vous encourage à regarder les photos et les vidéos sur notre compte Instagram; le pouvoir de guérison des chevaux – les šúŋka wakáŋ – est vraiment mis de l'avant.

~Kate T. (elle)